HaKivunim

Religion et État

Loi sur l'étude de la Torah

La loi fondamentale faisant de l'étude de la Torah une valeur de l'État devrait rester en vigueur.

La Knesset a adopté cette loi fondamentale par 63 voix contre 52, le 13 juillet 2026. Ses adversaires estiment qu'elle donnera une couverture juridique aux exemptions de service.

Ce qui est en jeu

Le 13 juillet 2026, la Knesset a adopté par 63 voix contre 52 une loi fondamentale déclarant que « l'étude de la Torah est une valeur fondamentale de l'héritage du peuple juif et de l'État d'Israël ». Les lois fondamentales ont rang quasi constitutionnel et pèsent sur l'interprétation de toutes les autres.

Les arguments pour

  • L'étude de la Torah a tenu l'identité juive pendant vingt siècles sans État. L'inscrire dans les lois fondamentales dit ce que l'État est.
  • Le texte ne crée aucune exemption et n'en mentionne aucune. Il énonce une valeur, comme la loi fondamentale sur la dignité humaine.
  • Israël protège déjà par loi fondamentale la propriété, la liberté professionnelle et le caractère national de l'État. La Torah n'y figurait pas.

Les arguments contre

  • Elle a été votée au moment précis où la Cour suprême exigeait la conscription des yeshivot. Le calendrier dit ce que le texte tait.
  • Une valeur inscrite au rang constitutionnel devient un argument devant les juges. C'est là qu'elle servira.
  • Une loi fondamentale votée à 63 contre 52, sans large majorité, n'a pas le consensus qu'un texte constitutionnel exige.

Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.

Ce que la prochaine Knesset pourrait décider

La Knesset. Une loi fondamentale s'abroge comme elle s'adopte, par un vote de la Knesset — celle-ci n'est protégée par aucune majorité qualifiée.

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