Société et minorités
Villages bédouins du Néguev
L'État devrait raccorder les villages bédouins non reconnus plutôt que déplacer leurs habitants.
Des dizaines de milliers de citoyens bédouins vivent dans des villages qui ne figurent sur aucun plan d'urbanisme : ni permis de construire, ni raccordement aux réseaux.
Ce qui est en jeu
Le Néguev est le désert du sud d'Israël. Des dizaines de milliers de citoyens bédouins y vivent dans des villages que l'État n'a jamais portés sur un plan d'urbanisme : ni permis de construire, ni raccordement complet à l'eau, à l'électricité et aux routes. Reconnaissance comme démolitions relèvent de décisions gouvernementales.
Les arguments pour
- Ce sont des citoyens israéliens installés sur cette terre depuis des générations, souvent avant que l'État ne trace ses plans.
- Des villages sans eau, sans dispensaire, sans école et sans route goudronnée frappent d'abord les enfants et maintiennent les familles dans la pauvreté.
- Planifier et reconnaître les villages viables coûte moins cher que des démolitions répétées et des années de procédure.
Les arguments contre
- Le droit de l'urbanisme doit s'appliquer à tous. Approuver des villages bâtis sans permis récompense la construction hors des règles.
- L'État a bâti et financé des villes bédouines planifiées, entièrement équipées. Des parcelles y sont toujours disponibles.
- Des hameaux dispersés ne peuvent pas être raccordés à l'eau, à l'électricité et aux routes à un coût raisonnable, et la reconnaissance appellerait de nouvelles constructions sans permis.
Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.
Ce que la prochaine Knesset pourrait décider
Le gouvernement fixe le budget de planification du Néguev et la politique de contrôle. La prochaine Knesset peut assouplir ou durcir la loi Kaminitz de 2017, qui a fait passer les infractions de construction aux amendes administratives et aux ordres de démolition, et approuver ou refuser des plans de village précis.