HaKivunim

Sécurité et diplomatie

Souveraineté en zone C

Israël devrait appliquer sa loi aux implantations et à la zone C.

La zone C représente environ 60 % de la Cisjordanie et abrite toutes les implantations israéliennes. Elle est sous administration militaire depuis 1967.

Ce qui est en jeu

Oslo a découpé la Cisjordanie en zones A, B et C. La zone C — environ 60 % du territoire, et où se trouvent toutes les implantations — reste sous administration militaire et civile israélienne, un arrangement censé être temporaire. La souveraineté y rendrait le droit israélien permanent. L'idée revient à chaque négociation de coalition.

Les arguments pour

  • Les habitants des implantations vivent sous des ordonnances militaires. La souveraineté leur donnerait les mêmes tribunaux, les mêmes règles d'urbanisme et les mêmes droits que les autres citoyens.
  • La zone C, ce sont les hauteurs qui surplombent la plaine côtière où vit la majorité des Israéliens. Rien ne peut la remplacer.
  • L'arrangement d'Oslo devait être temporaire. Trente ans de flou juridique ne servent personne sur place.

Les arguments contre

  • L'annexion entraînerait des sanctions et mettrait en danger les traités de paix avec l'Égypte et la Jordanie, ainsi que les accords d'Abraham.
  • Elle fermerait toute perspective de normalisation avec l'Arabie saoudite.
  • Absorber le territoire impose un choix : la citoyenneté pour ses habitants palestiniens, ou les gouverner durablement sans droit de vote.

Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.

Ce que la prochaine Knesset pourrait décider

Un gouvernement peut étendre le droit israélien à des zones précises par décision du cabinet, et la Knesset peut voter une loi de souveraineté. Des accords de coalition ont tour à tour inscrit et gelé de tels engagements. Le budget fixe aussi les dépenses d'infrastructure dans les implantations.

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