Sécurité et diplomatie
Un État palestinien
Israël devrait accepter un État palestinien dans un accord de paix régional.
En juillet 2024, la Knesset a rejeté par 68 voix contre 9 toute reconnaissance d'un État palestinien. Plusieurs pays occidentaux l'ont reconnu depuis.
Ce qui est en jeu
Les accords d'Oslo des années 1990 ont confié à l'Autorité palestinienne des parties de la Cisjordanie, mais frontières et statut d'État ont été renvoyés à plus tard. Après le 7 octobre, plusieurs gouvernements occidentaux ont reconnu un État palestinien. La Knesset a voté contre par 68 voix contre 9. Le prochain gouvernement affrontera la question de front.
Les arguments pour
- Gouverner des millions de Palestiniens sans limite de temps oblige soit à leur donner la citoyenneté, soit à administrer une population sans droit de vote.
- L'Arabie saoudite a annoncé son prix pour une normalisation complète : un État palestinien démilitarisé, issu d'une négociation.
- Le soutien occidental porte la sécurité et l'économie israéliennes. Le conserver suppose un horizon politique, pas une occupation sans terme.
Les arguments contre
- Israël a quitté Gaza en 2005. Le Hamas s'en est emparé et s'en est servi pour lancer le 7 octobre.
- Les collines de Cisjordanie dominent Tel-Aviv et l'aéroport Ben Gourion. Un État à cet endroit serait indéfendable.
- Un État accordé après le massacre le plus meurtrier de l'histoire d'Israël se lit comme une récompense.
Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.
Ce que la prochaine Knesset pourrait décider
La prochaine Knesset peut exiger une majorité qualifiée ou un référendum avant tout transfert de territoire ou toute reconnaissance d'un État. Un accord de coalition peut aussi engager le gouvernement pour ou contre des négociations.