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Religion et État

Commerces le Shabbat

Les commerces devraient pouvoir ouvrir le Shabbat là où la ville l'autorise.

Depuis 2018, tout arrêté municipal autorisant l'ouverture le Shabbat doit être signé par le ministre de l'Intérieur.

Ce qui est en jeu

La loi de 1951 sur les heures de travail et de repos fait de Shabbat le jour de repos légal et limite l'emploi de travailleurs juifs ce jour-là. Les arrêtés municipaux décident de ce qui peut ouvrir. Un amendement de 2018 exige la signature du ministre de l'Intérieur pour tout arrêté autorisant l'ouverture le Shabbat, ce qui a ramené la décision à Jérusalem.

Les arguments pour

  • Tel-Aviv et Bnei Brak n'ont pas besoin de la même règle. Chaque conseil a été élu pour fixer le caractère de ses propres rues.
  • Pour beaucoup d'Israéliens laïcs et arabes, le samedi est le seul jour pour faire les courses. La fermeture les touche en premier.
  • Un veto ministériel sur un arrêté municipal passe outre une majorité locale qui a voté autre chose.

Les arguments contre

  • Un jour de repos hebdomadaire est une protection du travail. Dès que les concurrents ouvrent, un vendeur ne peut plus refuser le poste.
  • Shabbat donne à tout le pays un rythme partagé. Aucun autre jour ne le fait.
  • De larges variations locales éroderaient ce jour boutique après boutique, bien avant que quiconque ait voté.

Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.

Ce que la prochaine Knesset pourrait décider

La Knesset peut garder ou abroger l'obligation d'approbation ministérielle des arrêtés municipaux de Shabbat, et peut modifier les autorisations et les amendes de la loi sur le travail et le repos. En attendant, le ministère de l'Intérieur tranche chaque arrêté au cas par cas.

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