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Justice et institutions

Enquête sur le 7 octobre

Le 7 octobre devrait être examiné par une commission nommée par la Knesset, pas par la Cour suprême.

Le gouvernement a dit à la Cour suprême qu'il n'ouvrirait aucune enquête avant le scrutin. Sa proposition : six membres, nommés par au moins 80 députés sur 120.

Ce qui est en jeu

Une commission d'enquête d'État est l'outil d'investigation le plus puissant d'Israël. Le gouvernement décide de la créer, mais c'est le président de la Cour suprême qui en nomme les membres. Elle peut convoquer des témoins et désigner des responsables. L'une d'elles a examiné la guerre de 1973. Aucune n'a été créée pour le 7 octobre.

Les arguments pour

  • Une commission dont les membres sont choisis par le président de la Cour suprême vient d'une institution à laquelle une grande partie du pays ne fait pas confiance.
  • Des conclusions que la moitié du pays rejette dès le premier jour ne règlent rien. Elles creusent la fracture.
  • Les défaillances traversent l'armée, le renseignement et des années de politique. Un format accepté par les deux camps porterait plus loin.

Les arguments contre

  • Seule une commission que le gouvernement ne compose pas peut enquêter de manière crédible sur ce gouvernement.
  • La commission Agranat, en 1973, pouvait convoquer des témoins et désigner des responsables. Le pays a accepté ses conclusions.
  • Un organe nommé par ceux-là mêmes qu'il doit examiner ne convaincra ni le public ni les familles endeuillées.

Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.

Ce que la prochaine Knesset pourrait décider

Le gouvernement peut créer une commission d'enquête d'État par décision du cabinet à tout moment, en définissant son mandat et la période examinée. La Knesset peut à la place légiférer un autre format, ou confier des pouvoirs d'enquête à l'une de ses commissions.

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