HaKivunim

Gouvernance et système électoral

Gouverner sans les haredim

Le prochain gouvernement devrait se former sans les partis haredim, même si une majorité est alors plus difficile à réunir.

Le 5 août 2026, Yoaz Hendel a posé comme condition un gouvernement sans les partis haredim ni les partis arabes. Les sondages donnent environ 16 sièges aux partis haredim.

Ce qui est en jeu

Shas et Yahadout HaTorah ont siégé dans presque tous les gouvernements depuis 1977, et les sondages leur donnent environ 16 sièges. Israel Beiteinou et Les Réservistes et le Parti économique font de leur exclusion une condition d'entrée au gouvernement.

Les arguments pour

  • Tant que les partis haredim tiennent la balance, aucune loi de conscription ne passera. C'est le calcul qui a fait tomber trois gouvernements.
  • Un gouvernement qui ne dépend pas d'eux peut fixer le budget des yeshivot sur des critères, pas sous la menace d'une crise.
  • L'armée manque de 12 000 à 15 000 soldats. Une coalition qui doit ménager ses partenaires haredim ne peut pas combler ce déficit.

Les arguments contre

  • Environ un Israélien juif sur huit est haredi. Les écarter par principe revient à gouverner contre une part croissante du pays.
  • Les arithmétiques sans eux sont fragiles : les deux blocs plafonnent autour de 56 à 58 sièges dans les sondages d'août 2026.
  • Un accord de conscription négocié avec les partis haredim tient. Un accord imposé sans eux sera défait au scrutin suivant.

Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.

Ce que la prochaine Knesset pourrait décider

Rien dans la loi n'oblige ni n'interdit. C'est une décision de négociation, prise dans les semaines qui suivent le 27 octobre, par celui à qui le président confie le mandat.

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