Coût de la vie
Défense ou services publics
La santé et l'éducation devraient recevoir une part plus grande du budget, même si la défense en reçoit moins.
Dans le budget 2026, le plus élevé de l'histoire d'Israël, la défense reçoit 144 milliards de shekels, l'éducation 97 et la santé 63.
Ce qui est en jeu
Le budget 2026, le plus élevé de l'histoire d'Israël à 850 milliards de shekels, donne 144 milliards à la défense, 97 à l'éducation et 63 à la santé. La guerre a fait de la défense le premier poste et laissé les ministères civils à un quasi-gel. Le prochain budget refera cet arbitrage.
Les arguments pour
- Les classes surchargées et les couloirs d'hôpital sont aussi une question de sécurité nationale, sur une génération.
- Israël compte 2,9 lits d'hôpital pour 1 000 habitants contre 4,3 dans l'OCDE. L'écart s'est creusé pendant la guerre.
- Les jeunes diplômés partent, et ce sont les services publics, pas les chars, qui les retiennent.
Les arguments contre
- Israël sort de deux guerres et fait face à un Iran non désarmé. Réduire la défense maintenant serait mal calculé.
- Reconstituer les stocks de munitions et les systèmes d'interception coûte ce qu'il coûte, quel que soit le budget de la santé.
- Le problème de la santé et de l'éducation est autant l'organisation que l'argent. Y verser plus sans réforme ne change rien.
Les deux camps reçoivent le même nombre d'arguments, de longueur comparable. C'est une règle du site, pas un hasard.
Ce que la prochaine Knesset pourrait décider
Chaque budget annuel refait ce partage, et il se joue au cabinet et à la commission des finances plutôt qu'en séance plénière. L'accord de coalition fixe d'ordinaire à l'avance les planchers de chaque ministère.